mercredi 8 juillet 2009

Vive les électrochocs ! ! !

Je recommande la lecture de l'article de Wikipedia sur le sujet.
Deux passages m'ont intrigué plus particulièrement.
Le premier :
Il est évident que la technique a donné lieu à des abus, on réprimait parfois bien plus qu'on ne soignait et ceci quelquefois de manière explicite. Dans les années 1950 - 60 - 70, beaucoup de médecins ou d'infirmiers ont connu ou pratiqué des pseudo-indications pour des patients réfractaires qu'on souhaitait plus punir qu'autre chose.
A cette époque, pas d'anesthésie, ils y allaient "à la rude", comme dans le film Vol au Dessus d'un Nid de Coucou. Quelques décès, quelques fractures des cervicales, quelques étouffements avec la langue, etc. Rien de spécial.
On parle ici de punir et d'imposer par le force les électrochocs dans les conditions indiquées.
Mais je réfléchis une seconde et je me pose la question : mais qu'est-ce que l'auteur de cet article, par ailleurs très "réhabilitateur" en faveur du procédé, est donc en train de nous confesser...? Quelle est l'étendue de cet aveu ? Notamment pour cette profession. Quid du "il est évident que...". Mais j'hallucine ? Serait-ce de la banalisation pure et simple pour des actes transformés en authentique torture ? "Oui, bon, j'ai découpé mon patient, puis je lui ai arraché un oeil, pour finir par le brûler vif. Comme cela n'était quand même pas génial, j'ai arrêté, et faits désormais tout cela en lui bandant les yeux, et donc maintenant tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes"...
Je n'y crois pas mes yeux !
Le second :
Cette technique a été trés controversée à une époque ou la sismothérapie était faite de manière fréquente, sans indication précise, sans l'accord du patient et de sa famille, et parfois utilisée comme dernier recours dans les situations d'impasse thérapeutique, et donc prises dans les vicissitudes de la relation médecin-malade. Les divers et nombreux mouvements de l'antipsychiatrie en ont fait un de leurs chevaux de bataille qui a - par ailleurs - été enfourché par l' Eglise de Scientologie. De plus elle était réalisée sans anesthésie ni curarisation, ce qui provoquait de violentes convulsions qui causaient les complications orthopédiques (voir le film Vol au dessus d'un nid de coucou).
Je ne veux pas faire trop long et souhaite en appeler à l'humanité et à la réflexion du lecteur, ou plutôt à son imagination. Les points mis en gras laissent bien songeurs quant aux qualités des prescripteurs et exécuteurs (!...) de tels "traitements"... Rappelons-nous que certains sont surement encore en activité... A-t-on assisté à une auto-purge de l'intérieur avec force médiatisation et prise de distance avec le passé et ces confrères par la psychatrie ? En tout cas cela n'a pas marqué mes souvenirs...
Cet article est très cool avec ce traitement. Je suis allé voir la page suivante
Les choses sont y moins claires. Mais selon Doctissimo, aucun effets secondaires. Depuis que la méthode a changé... Super, heureux de l'apprendre. Des tortionnaires du dernier accabit sont donc devenus en l'espace d'une génération des bienfaiteurs de l'humanité et tout cela grâce aux anesthésiques. Merci et bravo à eux !
Après tout, une énorme claque, de nature à vous défoncer quasiment le crâne et les crevicales - juste : le truc de respectabilité est dans le "quasiment" - cela doit aussi donner de bons résultats avec peu d'effets secondaires hormis une politesse et une capacité neuro-mécanico-machintrucmuchique à l'obéissance très accrus ! Et quid de la batte de baseball entourée d'une fine couche cartonnée ?... Il suffit d'y accrocher un dynamomètre mesurant une intensité physique de contact à ne pas dépassser, et ceci en fonction de mesures de l'épaisseur de la boîte cranienne du patient volontaire, ou rendu tel de façon enthousiaste par la généreuse recommandation écrite de deux médecins, et nous voici en possession d'un belle méthode fondée scientifiquement et répondant aux problèmes d'hyperactivité de la jeunesse et nerveux du corps enseignant ! :-)

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